Vieux titres, vieux métiers et autres définitions

Arpenteur

Ancien nom du géomètre

Aubergiste, Albergeur

Une auberge est un établissement d'hébergement touristique qui propose aux voyageurs et aux touristes un logement temporaire de type « chambre d'hôtel » contre paiement. L'aubergiste, parfois appelé albergeur, est la personne tenant l'établissement.

Apothicaire

Les apothicaires et apothicairesses étaient les précurseurs des pharmaciens. Ils préparaient et vendaient des drogues et des médicaments pour les malades. « Apothecarius » vient du latin et signifie « boutiquier » ce qui correspondait essentiellement aux pratiques des XIIIe et XIVe siècles, où la boutique était l'élément qui différenciait le commerçant sérieux du charlatan de passage. La profession s'autonomisa au XVIIIe siècle et l'apothicairerie fut progressivement remplacée par la pharmacie à partir du XIXe.

Aumussier

L'aumussier est un marchand bonnetier

Bailli

Le bailli était, dans l'Ancien Régime français, le représentant de l'autorité du roi ou du prince dans le bailliage, chargé de faire appliquer la justice et de contrôler l'administration en son nom

Barbier et Barbier-chirurgien

Sous l’Ancien Régime, le terme de « barbier » désignait différents métiers dont les frontières se sont peu à peu éloignées :
le barbier et le barbier-perruquier étaient les ancêtres de nos coiffeurs actuels. L'expression est toujours utilisée au Québec pour désigner un coiffeur pour homme ;
le barbier chirurgien était chargé de la petite chirurgie et pouvait effectuer des soins comme les saignées, la pose de ventouses ou de pansements. Ce n'est qu'en 1691 qu'un édit royal français sépare chirurgiens et barbiers-perruquiers.
L'ancien métier de barbier-chirurgien remonte au Moyen Âge, à une époque où la chirurgie a été condamnée par l'Église et où les actes chirurgicaux doivent pourtant être pratiqués. En 1163, lors du concile de Tours, l'Église décrète : « Ecclesia abhorret a sanguine », « l'Église hait le sang ». Avec ce décret, les médecins, la plupart membres du clergé à l'époque, ne peuvent plus pratiquer la chirurgie, et celle-ci est reléguée à un rang inférieur pour de nombreuses années. En 1215, le quatrième concile du Latran va plus loin et interdit explicitement aux prêtres d'exercer la chirurgie. Cette interdiction de la pratique de la chirurgie par les médecins conduira des professions comme les arracheurs de dents, les marchands forains ou les barbiers à réaliser des interventions de petite chirurgie.
La profession de chirurgien n'est pas clairement différenciée de celle de barbier jusqu'à ce que Jean Pitard, premier chirurgien de saint Louis, crée au XIIIe siècle la confrérie de Saint-Côme et de Saint-Damien qui distingue les chirurgiens dits de robe longue qui doivent désormais passer un examen devant leurs pairs avant d'exercer, des chirurgiens dits de robe courte ou barbiers qui ne sont plus chargés que des interventions minimes.(wikipédia)

Bourgeois

Les Bourgeois appartiennent à une frange de population dont les notions principales sont le respect de règles de conduite vis-à-vis de ces pairs, la défense de la ville et la protection des quartiers .
Les bourgeois sont recensés dans presque tous les corps de métiers.
Bourgeois par achat : nouveau bourgeois ayant acquitté ses droits. Il n'est pas né fils de bourgeois, mais peut être fils de bourgeois, et dans ce cas seulement, quand le père a acheté le droit après la naissance du fils.
Bourgeois par relief : Né fils de bourgeois, il relève la bourgeoisie de son père en principe dans l'année du mariage. Le relief n'est pas forcément un droit automatique mais son application s'effectue suivant certaines règles. Le non-respect du relief, après le mariage, conduit le bourgeois à payer une amende. (Bourgeoisie de Lille)

Batelier

Très ancienne profession apparue avec la navigation sur les rivières, et du commerce, elle a évolué notablement avec l'apparition des canaux qui a amené les familles entières à s'installer à bord du bateau. Très importante corporation pendant de nombreux siècles du fait de son rôle majeur dans l'approvisionnement des régions en marchandises de toutes sortes, et aussi dans le transport des voyageurs.

Batteur

Ouvrier qui battait certaines matières pour les écraser, ou pour les amincir.

Boisselier

Le boisselier est un artisan fabriquant des boisseaux et objets en bois cintré (par exemple : des cylindres, des moulures, des volets et des ustensiles de cuisine…). Son métier est dénommé la boissellerie.

Bonnetier, Chaussetier

Celui qui fabrique, qui vend des bas, chaussettes, bonnets, etc.

Brasseur, Malteur

Les trois grandes opérations qui permettent la fabrication de la bière sont : le maltage, le brassage et la fermentation.
Le Brasseur-malteur peut être un artisan ou un industriel.

Cardeur

Un cardeur est un ouvrier qui carde, c'est-à-dire qui démêle des fibres textiles et les peigne à l'aide d'une carde.
Le cardeur passait le plus souvent à partir du printemps pour découdre les matelas, carder les fibres textiles et recoudre les matelas. L'artisan se déplaçait avec sa carde au domicile du client et travaillait le plus souvent à l'extérieur à cause de la poussière dégagée.

Cervoisier

Le terme cervoisier est un ancien mot utilisé pour désigner un brasseur

Charron

Le charron est un spécialiste du bois, fabriquant, entretenant et réparant les voitures de charge et les machines agricoles avant la motorisation : brouette, charrette, charrue, etc.
L’activité principale du charron était la fabrication de roues en bois. Le cerclage des roues par une bande de métal était en principe le travail du forgeron, mais la plupart des charrons s’en chargaient par eux-mêmes et beaucoup cumulaient les deux métiers.

Chaudronnier

Avec l'apparition des métaux, naquit le chaudronnier. Dès la plus haute antiquité, le poêlier, descendant direct du dinandier et du chaudronnier sut travailler le cuivre. Premier des métaux à être travaillés, il resta longtemps la matière de prédilection du chaudronnier. Un des ouvrages les plus connus de cette industrie vieille de plus de 5000 ans est le chaudron.
Les « batteurs de cuivre » apparaissent vers le XVIe siècle principalement implantés à Dinant en Belgique qui à cette époque, fut un grand centre de travail du cuivre.
Le dinandier fit de ce matériau des ouvrages ornementaux et utilitaires aux formes les plus variées, offrant des qualités exceptionnelles par la beauté de leurs matières, par l'harmonie de leurs proportions et l'élégance de leurs formes.

Chevalier

Au Moyen Âge, le chevalier était un combattant à cheval en même temps qu'il détenait un titre de noblesse. Ils servaient dans l'armée de leur seigneur féodal ou dans l'armée de leur roi ou empereur ou encore ils s'engageaient comme mercenaires. Ils suivaient un code d'honneur consistant en principe à protéger le faible et l'opprimé. Cherchant majoritairement la gloire personnelle, ils étaient souvent peu disciplinées et chargeaient à vue de l'ennemi. Ils s'équipaient eux-mêmes (ils doivent se payer eux-mêmes leur armure, armes et chevaux). (wikipédia)h.

Comte et autres titres

Comte (du latin comes, comitis « compagnon, personne de la suite », puis plus tard « compagnon de l'empereur, délégué de l'empereur ») est un titre de noblesse dont l'origine remonte aux premiers empereurs romains. Il s'agit du plus ancien titre de haute noblesse conféré en Europe et toujours l'un des plus élevés de la hiérarchie nobiliaire européenne.
En France, sous l'Ancien Régime, la dignité des titres dépendait de leur ancienneté, tous titres confondus (sauf celui de duc traditionnellement conféré aux anciennes familles souveraines qui conservaient donc une préséance) tandis que leur hiérarchie dépendait des hommages. Pourtant, le xixe siècle inventa une hiérarchie nobiliaire divergente, la dignité de comte y est conçue comme précédée de celles de duc et de marquis et suivie par celles de vicomte, vidame et de baron.

Colporteur

Le colporteur (parfois appelé en Afrique sauveteur) est un vendeur ambulant transportant avec lui ses marchandises de maison en maison. Cette profession a quasiment disparu dans les pays riches, mais reste très présente dans les pays pauvres.
Le colporteur même connu par ses visites successives était un étranger. Cette particularité permettait de lui attribuer faute de mieux la responsabilité de certains méfaits. Ainsi, les registres de déclaration de grossesse hors mariage les désignent souvent comme auteur de l'enfant.

Cordier

Un cordier est un ouvrier fabricant de la corde, des cordages ou des câbles. Ce métier, apparu au Moyen Âge est utile dans de nombreux domaines comme la pêche ou la cordonnerie.

Coutelier

Personne dont le métier est de fabriquer, de réparer, ou de vendre des couteaux, ciseaux, rasoirs, canifs, etc.

Drapier

Un drapier est une personne dont l'activité est de fabriquer des draps et de les vendre.
Au Moyen Âge, cette profession était exercée entre autres par de riches bourgeois. Ceux-ci organisent la production du tissu en contrôlant plus ou moins toute la filière de production textile.
Ils achètent le tissu grossier auprès de tisserands et le transforment en produit fini en trois grandes étapes.
En premier lieu, ils le donnent à des pareurs, ou lisseurs, qui doivent lui enlever les nœuds et le feutrer pour l'adoucir.
Ensuite, ils le confient à des fouleurs, qui foulent les tissus au pied pour lui donner plus de corps. Au fur et à mesure de l'avancée du Moyen Âge, cette étape est confiée à des moulins hydrauliques en plaçant des maillets sur les arbres à cames.
Ensuite, ils le teintent, étape délicate qui donne une grande valeur ajoutée au produit.

Duché

Un duché (en latin : ducatus) désignait à son origine le ressort de commandement d'un duc (en latin : dux, ducis) ou chef militaire. Quand duc qui était une fonction de commandement dans l'empire romain devint un titre de noblesse, le mot duché désigna le territoire auquel ce titre était attaché. Parfois, des duchés ont été élevés à un rang supérieur par l'empereur romain germanique, soit en grand-duché comme le Luxembourg, soit en archiduché pour l'Autriche.
En France, les principales marches et territoires commandés par des ducs ont formé à l'époque carolingienne des duchés. Ce sont devenus des fiefs, tenus du roi dans le courant du ixe siècle, mais les ducs ont pris de plus en plus d'indépendance au cours du xe siècle.
En 987, lorsque Louis V meurt, il n'a en main aucun duché de son royaume. Son successeur fut le duc des Francs, Hugues Capet, à qui les ducs et les comtes rendirent l'hommage féodal après l'avoir élu.
Au xie siècle, les duchés français sont :
le duché d'Aquitaine (plus tard duché de Guyenne)
le duché de Bourgogne
le duché de France
le duché de Normandie
Parmi ces duchés, certains étaient des pairies ou duchés-pairies.
À partir du xive siècle, des comtés vont être élevés au rang de duchés pour être donnés en apanage à des fils de France, tels :
le duché d'Alençon
le duché d'Anjou
le duché de Berry
le duché de Bourbonnais
le duché d'Orléans
le duché de Valois
Au xviiie siècle est apparue la notion de duché titulaire, c'est-à-dire que le titre ducal était donné à un prince, sans qu'il jouisse du domaine et fief correspondant
Avec l'apparition des titres de noblesse, au xvie siècle, des comtés et des seigneuries ont également été érigés en duchés pour des particuliers, fidèles serviteurs du roi de France. La plus ancienne de ces terres, dont le titre est actuellement porté, était celle du duché d'Uzès.
Depuis le xviie siècle, un grand nombre de terres françaises a été élevé au rang ducal. Tous les duchés français, au sens territorial du terme, ont disparu en 1789, à l'exception du duché de Normandie, dont la partie insulaire (les îles Anglo-Normandes) relève encore aujourd'hui de la couronne britannique et dont le duc est Élisabeth II du Royaume-Uni
Notez que le duché de Lorraine et le duché de Bar ainsi que le duché de Savoie ne sont devenus français qu'en 1766 pour les deux premiers et en 1860 pour le dernier. Les membres de ces familles résidant à la cour de France étaient considérés comme appartenant à des maisons souveraines étrangères. (wikipédia)

Echevin

Marculfe, qui écrivait vers 660, fait le premier mention des échevins comme assesseurs du comte et de son viguier ou lieutenant dans le jugement des causes. Dans l'empire carolingien, l'échevin était le juge adjoint du tribunal comtal. L'échevin remplaça le rachimbourg. Ils rendent la justice dans les plaids ou assemblées publiques ; ils sont élus par les notables des villes, confirmés par le roi et soumis à l'inspection des commissaires royaux (Missi dominici).
Au Moyen Âge, c'est un magistrat chargé de la police et de la justice seigneuriale. Il est le plus souvent choisi et nommé par les grands feudataires ou élu par les bourgeois et est parfois aussi appelé consul, jurat ou capitoul.
À l'époque moderne une partie même de leurs fonctions judiciaires passa entre les mains des baillis, et dans beaucoup d'endroits les échevins ne furent plus que des officiers municipaux, conseillers du maire.
Les échevins de Paris étaient les assesseurs du prévôt des marchands et siégeaient avec lui à l'hôtel de ville.
La Révolution française de 1789 abolit les échevins et transporta leurs attributions aux maires et aux conseils municipaux. (Wikipedia)

Ecuyer

L’écuyer (du bas latin scutarius « soldat de la garde impériale qui portait un bouclier », dérivé en -arius du latin scutum « écu »1) est, à l'origine, un gentilhomme ou un anobli qui accompagne un chevalier et porte son écu. De là, écuyer a été employé comme titre pour un jeune homme qui se prépare à devenir chevalier par adoubement. Le terme est ensuite devenu, à l'époque moderne, un rang détenu par tous les nobles d'une noblesse ancienne de plusieurs générations, non titrés. (wikipédia)

Escrignier

Fabricant de coffres, ébéniste

Essarteur

Defricheur de terrains

Etameur

L'étameur est la personne qui étame (met de l'étain), a contrario du rétameur qui, lui, remet en état les ustensiles métalliques qui sont endommagés avant de les étamer à nouveau.
L'étamage du cuivre s'effectue au moyen d'étain en fusion qui est déposé à la main avec une étoupe pour les ustensiles de cuisine en cuivre. Pour les ustensiles en fer la technique du "blanc" consiste à plonger l'ustensile dans un bain d'étain fondu.
La technique de l'étamage était déjà employée par les Égyptiens. (wikipédia)

Flerbantier

Le ferblantier est celui qui fabrique ou qui vend des outils ou ustensiles en fer-blanc souvent ménagers tels que par exemple les casseroles, les bassines, les assiettes, les lanternes en fer recouvert d'une fine couche d'étain. (wikipédia)

Foulon

Le foulon, ou foulonnier, est un ouvrier qui pratique le foulage des draps, ou celui qui dirige un moulin à foulon.

Fournier

Celui qui tient le four à pain

Gipponnier

Le pourpoint est un vêtement du haut porté au Moyen Âge et à la Renaissance par les hommes. Les fabricants de pourpoints s'appelaient des gipponiers.
C'est une sorte de veste courte et matelassée qui couvre le corps du cou à la ceinture. Il se porte avec des chausses et comporte un moyen de fixation pour les attacher dessus.
Le pourpoint a été inspiré par le vêtement qui se portait sous l'armure pour protéger le corps.(wikipédia).

Graissier

Marchand ou/et fabricant de cierge et objets en cire

Héraldique

L’héraldique est la science du blason, c'est-à-dire l'étude des armoiries (ou armes). C'est aussi un champ d'expression artistique, un élément du droit médiéval et du droit d’Ancien Régime. Actuellement, elle constitue une science auxiliaire de l'histoire au même titre que la sigillographie, la vexillologie, la phaléristique, la diplomatique…
L'héraldique s'est développée au Moyen Âge dans toute l'Europe comme un système cohérent d'identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l'identification passaient rarement par l'écrit.
Apparue au XIIe siècle au sein de la chevalerie, elle s'est rapidement diffusée dans l'ensemble de la société occidentale : clercs, nobles, bourgeois, paysans, femmes, communautés… Ensuite, on s'en est également servi pour représenter des corporations de métiers, des villes et plus rarement des régions, des pays.
Les définitions ci-dessous sont précises, mais cette précision est loin de refléter l'usage réel, et reste donc très théorique. En pratique, les termes « blason », « armes », « écu »… sont souvent employés les uns pour les autres, aussi bien dans des ouvrages de vulgarisation, que dans les travaux d'auteurs faisant autorité.
Les armes sont des emblèmes peints sur un écu, qui doivent pouvoir être décrites dans la langue du blason, et qui désignent quelqu'un ou quelque chose. Elles ont le même rôle qu'une marque ou un logo, ou un nom propre : elles sont la manière héraldique d'identifier, de représenter ou d'évoquer une personne, physique ou morale (maison ou famille, ville, corporation…) Les armes sont généralement considérées comme la propriété (intellectuelle) de cette personne, qui en est titulaire.
L’écu ou écusson (le bouclier) est l'élément central et principal des armoiries, c'est le support privilégié sur lequel sont représentées les armes. Cependant, plusieurs armes peuvent être représentées sur un même écu, sans nécessairement représenter une personne unique : ce peut être l'union de deux armes représentant un mariage, ou la superposition de nombreuses armes. Un écu représente donc des armes, ou une alliance d'armes. Dans tous les cas, l'écu délimite graphiquement le sujet dont parle la composition, et est suffisant pour identifier des armes ou une alliance.Armoiries réalisées sur unvitrailLes armoiries (mot toujours au pluriel) sont ce qui est représenté graphiquement sur un objet armorié (au minimum l'écu). Les armoiries comprennent l'ensemble de la panoplie formée par l'écu, qui désigne le sujet, et ses ornements extérieurs éventuels (support, couronne, collier d'ordre…), qui disent quelque chose sur ce sujet. Certains ornements extérieurs (cimiers, tenants) font partie des armes (et leur sont systématiquement associés), certains sont arbitraires ou fantaisistes (lambrequins, symboles allégoriques ou votifs), mais la plupart sont la représentation héraldique de titres, de charges ou de dignités ; ils sont attribués officiellement, et peuvent varier suivant l'état du titulaire à un instant donné.
Blasonner signifie décrire des armoiries. Le blason est ce qui en résulte : c'est la description (en termes héraldiques) de tout ce qui est significatif dans des armoiries, et plus spécifiquement sur l'écu. La correspondance entre un blason et sa représentation est au centre de l'héraldique ; la donnée d'un blason doit permettre de représenter correctement des armoiries, et la lecture correcte d'armoiries doit conduire à un blason qui rend compte de tous ses traits significatifs. Deux représentations (ou armoiries) sont équivalentes si elles répondent au même blason, ce sont alors les mêmes armes (mais il peut y avoir plusieurs manières équivalentes de blasonner des armes).(wikipédia)

Journalier

Un journalier est un ouvrier agricole [pauvre], louant sa force de travail à la journée. Il est susceptible de cultiver en une journée un « journal » de terre, unité de surface variable selon les régions et le relief, mais d’environ un demi-hectare. Ce terme était aussi employé en ville ou à la campagne pour des salariés qui étaient recrutés à la journée, pour de nombreux métiers non agricoles (bâtiment, industrie, artisanat,...).(wikipédia)

Lavandière

Une lavandière désigne toute femme qui lavait le linge à la main, dans un cours d'eau ou un lavoir tandis qu'une laveuse est une femme qui faisait profession de laver le linge. Un nom voisin était buandière. On disait également blanchisseuse. (wikipédia)

Lavoir

Un lavoir est un bassin alimenté en eau généralement d'origine naturelle qui a pour vocation première de permettre de rincer le linge après l'avoir lavé. Il est le plus souvent public, gratuit ou payant selon les communes, mais peut être privé, attaché à une seule maison ou une seule ferme et pouvant être mis à la disposition de voisins moyennant une redevance.
Contrairement à une représentation très répandue, les lavandières ne s'y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge, mais pour l'y rincer. Le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d'eau, il pouvait avoir lieu dans les habitations ou les buanderies où le linge s'accumulait avant la « grande lessive », mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d'eau claire, uniquement disponible dans les cours d'eau ou dans une source captée. Il existe cependant des lavoirs avec plusieurs bassins, le bassin en amont servant de rinçoir, ceux en aval de lavoir (lavage du linge proprement dit) voire d'abreuvoir.
À l'origine, le lavoir est une pierre plate ou une simple planche posée au bord d'un cours d'eau, d'une mare ou d'une source, sans abri. La pollution due à la révolution industrielle, les épidémies puis l'hygiénisme entraînent le développement de constructions spécifiques à la fin du xviiie siècle qui voit les communes se munir de bassins situés au bas d'une prairie, en contrebas d'une source ou d'une fontaine, en bordure d'un ruisseau, d'un canal, d'une rivière ou d'un fleuve où peut être amarré un bateau-lavoir.
En France, les épidémies de choléra, de variole et de typhoïde incitent le Parlement à voter la loi du 3 février 1851 qui accorde un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30 % la construction des lavoirs couverts et prévoit que« c'est au lavoir commun que la laveuse trouvera une distribution commode d'eau chaude et d'eau froide, des appareils de séchage qui lui permettent une économie de temps, et qui lui évite d'effectuer (le blanchissage) dans l'habitation ». Les travaux étant mis en adjudication sur rabais à la chandelle expliquent chez les entrepreneurs une certaine similitude de conception et de matériaux. Le lavoir reste en usage jusqu'à la moitié du xxe siècle dans les villes où soit l'eau n'est pas polluée soit il n'existe pas de blanchisseries, mais leur utilisation est progressivement abandonnée au cours de ce siècle. Malgré la résistance au progrès des lavandières, le lavoir est remplacé par leslessiveuses, les lavoirs mécaniques, les machines à laver vers 1950 puis les laveries automatiques. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ces sites pittoresques aux styles architecturaux d'une grande variété selon les régions et périodes historiques.(wikipédia)

Mandelier

Un Mandelier (Mandemaker en néerlandais, mandrier, mandeliez, mannier, manniez, mannelier ou mandjeu en picard, mandequinier mandier) est un ouvrier vannier qui travaille l'osier. Ce mot ancien a disparu depuis longtemps en français, mais subsiste en néerlandais.(wikipédia)

Marguillier

Personne chargée de la construction et de l'entretien de l'église, de l'administration des biens de la paroisse (terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts), de veiller à l'entretien des locaux, de tenir le registre de la paroisse.

Mulquinier

Artisan tisserand, marchand de toiles.

Puisatier

Celui qui construit les puits

Prévôt

Dans le vieux droit français, le mot prévôt a plusieurs sens et s’applique à plusieurs types de fonction. Étymologiquement (præpositus), il s’applique à toute personne placée à la tête d’une branche du service public, une position qui, selon les vieux principes, va de pair avec un droit de juridiction.
À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l'administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du xiie siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit « itinérant » ; puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe.
Le prévôt était au Moyen Âge l'intendant d'un domaine seigneurial et avait pour rôle d'administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d'un maître, d'un seigneur laïc, ou d'un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L'ensemble des droits et revenus qu'il prélevait constituait le prévôté. Au xive siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s'étendre pour représenter la juridiction de première instance, d'un point de vue civil comme criminel. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également le prévôté, c'est-à-dire tous les revenus afférant à celui-ci, moyennant le versement d'une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeurs de l'opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
Les prévôts achètent une charge, c'est le système de l'affermage : l'État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d'argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu'ils veulent.
Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances tel que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.(wikipédia)

Ramoneur

Le ramoneur est une personne, généralement qualifiée, chargée de nettoyer les cheminées. Il utilise de longs balais-brosses ou une raclette (genre de truelle) pour enlever la suie du conduit.

Rémouleur

Le rémouleur est la personne qui aiguise (ou repasse) les ustensiles coupants et tranchants des ménagères ou des commerçants, mais aussi dans le passé, les poignards et les épées des gentilshommes, sur une petite meule ambulante qu'il tourne avec ses pieds.(wikipédia)

Savetier

Celui qui confectionne ou répare les chaussures

Seigneurerie

La seigneurie banale est l'exercice de prérogatives d'essence publique sur les hommes dépendants d'une seigneurie. Ce droit de ban est dans bien des cas un pouvoir de contrainte, qui assure au seigneur des revenus bien supérieurs à ceux de la seigneurie foncière. Le ban se diffuse dans la plupart de l'Occident dans la seconde moitié du xie siècle. Il se manifeste notamment par des services et des redevances fortes, mais dont la composition et l'importance varient fortement selon les régions et les époques. On peut citer les droits d’ost, c'est-à-dire d'obligation de participer aux actions militaires du seigneur, les droits de péages sur le passage des marchandises, les droits sur les héritages ou le contrôle des installations agricoles villageoises comme le pressoir, le moulin ou le four. Le contrôle de la justice par le seigneur est peut-être l'héritage le plus important de la seigneurie banale, mais les pouvoirs royaux s'attachent dès le Moyen Âge à restreindre ce contrôle sur la justice.

La seigneurie banale semble plus affaiblie en milieu urbain qu'en milieu rural, notamment dans les villes où coexistent plusieurs seigneuries. Les ressortissants peuvent jouer des différentes juridictions seigneuriales les unes contre les autres. Le mouvement communal, qui voit les habitants des villes donner naissance à des institutions propres, s'accompagne souvent de la suppression des droits d'origine banale, par rachat ou cession du seigneur.

Comme la seigneurie foncière, la seigneurie banale peut se diviser, par voie d'héritage ou de cession. Cette division peut ne porter que sur l'un des droits ressortissants de la seigneurie banale, ce qui peut complexifier à l'extrême le schéma de détention de la seigneurie. Ces co-seigneuries sont particulièrement présentes dans le midi de la France, mais peuvent se retrouver partout. (Wikipédia)

Seigneur

Le possesseur d'une seigneurie porte le titre de « Seigneur » ; il peut être un individu, dans la très grande majorité des cas un ressortissant de la noblesse, mais aussi une personne morale le plus souvent une institution ecclésiastique telle une abbaye, un chapitre cathédral ou canonial ou un ordre militaire. Le pouvoir du seigneur s'exerce par divers intermédiaires, dont le plus important est le bailli. Le souverain peut aussi être seigneur ; les seigneuries qu'il possède forment le domaine royal.
Le titre de seigneur est aussi accordé, surtout à l'époque moderne, à des individus titulaires de fiefs nobles qui ne sont pas pour autant des seigneuries. Ces « seigneurs » sont parfois appelés sieurs, à ne pas confondre avec « sire », terme équivalent à celui de seigneur à l'époque médiévale. L'individu dont relèvent un ensemble de censives peut porter le titre de seigneur censier ; celui qui possède le droit de haute-justice porte le titre de seigneur justicier. Le titre de seigneur de paroisse est parfois appliqué aux seigneurs ayant autorité, notamment comme patron, sur une église paroissiale.
Les modes de la détention de la seigneurie varient : elle peut être tenue en fief, c'est-à-dire conférée par une personne à une autre en échange de services, ou en alleu, sans aucune dépendance. La personne conférant un fief à un autre est dénommée seigneur, même si le fief en question n'est pas une seigneurie, ce qui peut entraîner des confusions. Dans ce cas, pour des raisons de clarté, l'expression « seigneur féodal » peut être employée.Le seigneur est le détenteur et responsable d'une seigneurie. Le féminin est dame (qui vient de domina, le féminin de dominus)
Être seigneur ne signifie pas être noble : un prêtre, un noble, un marchand, un paysan, une femme, une personne ou même une institution peuvent être seigneur, il suffit qu'elle ait les ressources d'acquérir une seigneurie.
En France, dans les pays de droit coutumier - au nord - on considérait qu'il n'existait « nulle terre sans seigneur », en pays de droit écrit - au sud - au contraire on disait qu'il n'existait « nul seigneur sans terre ». En Bretagne existait une forme particulière de seigneur, le juveigneur(Wikipédia)

Sergetier

Le sergetier tisse la laine pour en faire un tissu de laine croisée. son métier s'appelle la serge, l'origine vient du mot grec signifiant " fait de soie"

Sourcier

Celui qui recherche l'eau souterraine, notamment pour creuser un puits.
Les baguettes du sourcier étaient souvent en coudrier (noisetier).

Taillandier

Le taillandier fabrique des outils tranchants tels que ciseaux, cisailles, haches pour les artisans. Il en reste très peu en France.

Tonlieu

En droit féodal, le droit de tonlieu est un impôt prélevé pour l'étalage des marchandises sur les marchés. C'est aussi un péage sur les marchandises transportées prélevé lors du passage d'un fleuve (pont, bac) ou aux portes de certaines villes. (wikipédia)

Troubadour

Un troubadour (de l'occitan trobador, prononcé [truβa'δu]: « trouveur ») est un compositeur, poète, et musicien médiéval de langue d'oc, qui interprétait ou faisait interpréter par des jongleurs ou des ménestrels ses œuvres poétiques. Les femmes qui pratiquent l'art du trobar, sont appelées des trobairitz. Les trouvères et trouveresses sont leurs équivalents de langue d'oil au nord de la France. (wikipédia)

Suzerain

La suzeraineté est une situation dans laquelle une région ou une nation est tributaire d'une entité plus puissante qui permet au tributaire certaines autonomies domestiques limitées pour contrôler ses affaires étrangères. L'entité plus puissante dans la relation de suzeraineté, ou à la tête de l'État de l'entité plus puissante, est ainsi appelé le suzerain.

Dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l'hommage. (wikipédia)

Vassal

Au moyen âge, le vassal est un « homme noble qui suit un seigneur à la guerre ». Au treizième siècle, il prend le sens de « noble dépendant d’un seigneur dont il tient un fief ». Le sens actuel de « soumis » apparait de façon figurée à la Renaissance.

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